L'introduction de taxes prohibitives à l'exportation pour le bois rond russe ne nuira pas sérieusement au budget, a estimé le directeur du Service fédéral des forêts, Valentin Rostchoupkine, lors d'un duplex télévisé Moscou-Pékin jeudi.
La Chine, avec la Finlande en Europe, est l'un des principaux importateurs de bois rond russe dans le monde.
"Nous n'attendons pas d'importantes pertes économiques (à la suite de la réduction des ventes), en raison de la croissance du marché intérieur", a-t-il indiqué.
Les taxes à l'exportation sur le bois russe sont depuis peu parmi les plus élevées au monde: elles représentaient 20% du coût douanier et au moins 10 euros par mètre cube en juillet 2007, mais passeront en avril 2008 à 25% du coût douanier et 15 euros par mètre cube, puis à 80% du coût douanier et au moins 50 euros par mètre cube en janvier 2009. Ces mesures, destinées à encourager la transformation du bois en Russie et à enrayer les exportations de bois rond, suscitent un fort mécontentement dans certains pays importateurs de bois.
La Russie stocke chaque année 187 millions de mètres cubes de bois, 50 millions de mètres cubes sont exportés. Les industriels étrangers, selon M. Rostchoupkine, devront maintenant choisir entre l'investissement sur le territoire russe et les importations de produits finis.
Selon le directeur de Rosleskhoz, les projets des régions russes en matière de transformation et de construction exigeront 130 millions de mètres cubes de bois scié supplémentaires. Les pertes éventuelles provoquées par la réduction des exportations de bois rond seront donc compensées par le marché intérieur, a expliqué M. Rostchoupkine.
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